Le triple refuge

Le refuge suprême

 

Les hommes frappés de peur vont en maints refuges,
dans les collines, les bois,
les jardins, les arbres
et les temples.

Mais un tel refuge n’est pas sûr,
un tel refuge n’est pas suprême;
recourant à un tel refuge,
on n’est pas libéré de tout mal.

Celui qui cherche refuge dans le Bouddha, le Dhamma
et le Sangha,
voit avec une juste connaissance
les Quatre Vérités des Aryas.

La souffrance, la cause de la souffrance,
le passage au delà de la souffrance
et l’Octuple sentier
qui mène à la cessation de la souffrance.

Ceci, vraiment est le sûr refuge;
ceci, vraiment, est le refuge suprême.
Cherchant un tel refuge,
on est libéré de la souffrance.

Dhp 188-192 [Les versets sur le Bouddha]

Le triple Joyaux

« Certes, le Béni du Ciel est honorable et correctement éveillé par lui-même, achevé en connaissance et comportement, bien-allé, un expert par rapport au monde, insurpassé en tant qu’entraîneur pour ceux qui sont prêts à être domptés, le Maître des êtres divins et humains, éveillé, béni…

« Le Dhamma est bien exposé par le Béni du Ciel, pour qu’on le voie ici et maintenant, intemporel, qui invite à la vérification, pertinent, à être réalisé par les sages pour eux-mêmes…

« Le Sangha des disciples du Béni du Ciel qui ont bien pratiqué… qui ont pratiqué sans artifices… qui ont pratiqué méthodiquement… qui ont pratiqué avec maîtrise — autrement dit, les quatre types [de nobles disciples] quand on les prend par paires, les huit lorsqu’on les prend en tant que types individuels — ils sont le Sangha des disciples du Béni du Ciel: digne de cadeaux, digne d’hospitalité, digne d’offrandes, digne de respect, l’incomparable champ du mérite pour le monde. »

AN 11.12 [Mahanama Sutta]

La formule pali pour prendre refuge

(On récite habituellement ces vers avant de prendre les cinq préceptes.)

Buddham saranam gacchami
Je prends refuge dans le Bouddha.
Dhammam saranam gacchami
Je prends refuge dans le Dhamma.
Sangham saranam gacchami
Je prends refuge dans le Sangha.

Dutiyampi Buddham saranam gacchami
Pour la deuxième fois, je prends refuge dans le Bouddha.
Dutiyampi Dhammam saranam gacchami
Pour la deuxième fois, je prends refuge dans le Dhamma.
Dutiyampi Sangham saranam gacchami
Pour la deuxième fois, je prends refuge dans le Sangha.

Tatiyampi Buddham saranam gacchami
Pour la troisième fois, je prends refuge dans le Bouddha.
Tatiyampi Dhammam saranam gacchami
Pour la troisième fois, je prends refuge dans le Dhamma.
Tatiyampi Sangham saranam gacchami
Pour la troisième fois, je prends refuge dans le Sangha.

Khp 1 [The Khuddakapatha]

Récompenses du mérite

« On a le cas où un disciple des nobles personnes a pris refuge dans le Bouddha. Cela, c’est la première récompense du mérite, récompense de l’adresse, l’aliment de la félicité, céleste, qui aboutit à la félicité, qui conduit au ciel, qui conduit à ce qui est désirable, agréable, et attirant; au bien-être et au bonheur.

« Qui plus est, le disciple des nobles personnes a pris refuge dans le Dhamma. Cela, c’est la seconde récompense du mérite…

« Qui plus est, le disciple des nobles personnes a pris refuge dans le Sangha. Cela, c’est la troisième récompense du mérite… »

AN 8.39 [Abhisanda Sutta]

Un refuge contre la douleur

Si tu as peur de la douleur,
si tu n’aimes pas la douleur,
va prendre refuge dans l’Eveillé,
va prendre refuge dans le Dhamma et le Sangha.
Prend les préceptes:
Qui te conduiront à ta libération.

Thig 12.1 [Punnika]

La déclaration d’un maître de maison

Lorsque l’Exalté eût parlé ainsi, Sigala, le maître de maison, parla comme suit:

« Excellent, Seigneur, excellent! C’est comme si, Seigneur, un homme devait redresser cela qui avait été retourné, ou devait révéler cela qui avait été caché, ou devait montrer le chemin to one qui s’était égaré, ou devait tenir une lampe au sein de l’obscurité, de sorte que ceux qui ont des yeux puissent voir. Même ainsi, la doctrine a été expliquée de différentes façons par l’Exalté.

« Je prend refuge, Seigneur, dans le Bouddha, le Dhamma, et le Sangha. Puisse l’Exalté me recevoir en tant que disciple laïc; comme quelqu’un qui a pris refuge à partir de ce jour jusqu’à la fin de ma vie. »

DN 31 [Sigalovada Sutta]