N’être personne

n-etre-personneLa première année que j’ai pratiqué, j’étais livré à moi-même et je pouvais entrer dans des états d’esprit hautement développés, ce que j’aimais beaucoup. Puis je suis allé à Vat Pah Pong, où l’accent est mis sur le mode de vie selon la discipline du Vinaya et la règle de vie. Là, chacun devait quêter sa nourriture chaque matin, participer aux chants récitatifs du matin et du soir. Si vous étiez jeune et en bonne santé, on attendait de vous que vous alliez faire de longues tournées pour aller quêter votre nourriture ; il y en avait de moins longues, réservées aux moines à la santé déclinante. En ce temps-là, j’étais très vigoureux et j’allais faire ces longues tournées dont je revenais fatigué ; ensuite il y avait le repas et, l’après-midi, nous avions toutes les tâches domestiques à faire. Il n’était pas possible dans ces conditions-là de rester concentré. La plus grande partie de la journée était occupée par la routine quotidienne. Alors j’en eus assez de tout cela ; je suis allé voir Luang Pô Chah et je lui ai dit : « Je ne peux pas méditer ici. » Et il a commencé à se moquer de moi et à raconter à tout le monde « Sumedho ne peut pas méditer ici ! » J’avais expérimenté la méditation de la façon dont j’ai parlé tout à l’heure et je l’avais pleinement appréciée. Maintenant Luang Pô Chah insistait de manière ferme sur le côté ordinaire de la vie quotidienne, le fait de se lever tôt le matin, la tournée d’aumônes, le travail quotidien, les corvées domestiques ; tout cela servait à développer l’attention.

.Détails de l’eBook

Source :  Vivekârâma
Traduction:
Thème(s): anatta
Pages: 7

Télécharger au format:

icon_DOC_65x50 icon_EPUB_65x50 icon_MOBI_65x50 - Copie icon_PDF_65x50