Dhammapada verset 13 & 14

Alors que le Bouddha résidait au monastère de Jetavana à Savatthi, il prononça ces versets en référence au Thera Nanda.

Alors que le Bouddha résidait au monastère de Veluvana à Rajagaha, son père , le roi Suddhodana lui envoya à plusieurs reprises des messagers lui demandant de visiter la ville de Kapilavatthu. Par conséquent, le Bouddha fit le voyage en compagnie de vingt mille arahants. À l’ arrivée à Kapilavatthu il raconta le Vessantara Jataka à l’ensemble des membres de sa famille. Le deuxième jour, il entra dans la ville, où en récitant le verset commençant par  » Uttitthe Nappamajjeyya … » (lève-toi! Ne sois pas négligent) son père s’établit dans l’état de sotāpana. À l’ arrivée au palais, le Bouddha récita un autre verset commençant par  » Dhammam care sucaritam … » (Vis une vie droite), là le roi s’établit dans l’état de Sakadagami. Après le repas , il raconta le Candakinnari Jataka, en référence aux vertus de la mère de Rahula.

Le troisième jour, il y’eu la cérémonie de mariage du prince Nanda, un cousin du Bouddha. Le Bouddha alla là-bas pour la tournée d’aumône et remis le bol d’aumônes au prince Nanda. Le Bouddha ensuite partit sans reprendre le bol. Le prince, tenant le bol, devait suivre le Bouddha. La mariée, la princesse Janapadakalyani, voyant le prince suivre le Bouddha se précipita vers lui et cria au prince de revenir bientôt. Au monastère, le prince fut ordonné et devint un bhikkhu.

Plus tard, le Bouddha se déplaça dans le monastère construit par Anathapindika, au parc de Jeta à Savatthi. Pendant son séjour, il trouva Nanda mécontent et peu enthousiaste  et ne trouvait que peu de plaisir dans sa vie d’un bhikkhu. Il voulait retrouver sa vie de maître de maison parce qu’il a gardait en souvenir les paroles de la princesse Janapadakalyani le suppliant de revenir bientôt.

Sachant cela, le Bouddha grâce a ses pouvoirs supernaturels montra à Nanda les belles devas du monde de Tavatimsa qui étaient de loin plus belles que la princesse Janapadakalyani. Il lui promis qu’il lui obtiendrais si Nanda faisait tout son possible pour pratiquer profondément le Dhamma. Les autres bhikkhus se moquaient de Nanda, disant qu’il était comme un mercenaire qui pratique le Dhamma dans le but d’obtenir de belles femmes … Nanda se sentait très tourmenté et honteux. Donc dans la solitude, il essaya de pratiquer assidûment le Dhamma et arahat et atteint finalement l’état d’arahant. Comme un arahant son esprit était totalement libéré de tous les attachements; le Bouddha fut également libéré de sa promesse envers Nanda. Tout cela était prévu par le Bouddha dès le début.

D’autres bhikkhus, ayant su par le passé que Nanda n’était pas heureux dans sa vie de bhikkhu, lui demandèrent encore une fois comment il se portait. Quand il répondit qu’il n’était plus attaché à la vie d’un maître de maison, ils pensèrent que Nanda ne disait pas la vérité. Ils en informèrent donc le Bouddha et exprimèrent leurs doutes. Le Bouddha leur expliqua que, précédemment, la nature de Nanda était comme celle d’une maison mal couverte, mais qu’elle avait grandi pour devenir une maison bien couverte.