Attention juste

L’attention correcte est le septième de les huit éléments de la voie dans le Noble Octuple Sentier, et appartient à la division de la concentration dans la voie.

 

Définition (les quatre cadres de référence)

Et qu’est-ce, bhikkhus, que la concentration juste? En cela, bhikkhus, un bhikkhu, relativement détourné de la sensualité, détourné des états mentaux malsains, entre et demeure dans le premier jhāna, qui est accompagné de sukha et de pīti engendrés par l’isolement, et de vitakka-vicāra. Avec l’apaisement de vitakka-vicāra, entre et demeure dans le second jhāna, qui est accompagné de tranquillité intérieure, de sukha et de pīti engendrés par la concentration, ainsi que d’une unité de l’attention, délivrée de vitakka et de vicāra. Avec l’atténuation de pīti, demeurant équanime, attentif et sampajāno, ressentant sukha dans le corps, entre et demeure dans le troisièmejhāna, dont les êtres nobles déclarent: ‘upekkhako satimā sukhavihārī’. Avec l’abandon du plaisir et de la douleur, après la disparition préalable de la joie et de la tristesse, entre et demeure dans le quatrième jhāna, qui est accompagné d’une purification de l’attention par l’équanimité et de l’absence de plaisir et de douleur. Ceci,bhikkhus, est appelé concentration juste.

DN 22 [Mahasatipatthana Sutta]

 

Comme de porter en équilibre un pot d’huile sur notre tête

Supposez, bhikkhus, qu’une grande foule de gens se rassemble, en disant: ‘La plus belle femme de la contrée! La plus belle femme de la contrée!’ Et supposez que la plus belle femme de la contrée excelle à la danse et au chant, de telle manière qu’une foule encore plus grande se rassemblerait, en disant: ‘La plus belle femme de la contrée! La plus belle femme de la contrée!’

Alors un homme arriverait, désirant la vie, ne désirant pas mourir, désirant le bonheur et abhorrant la souffrance. On lui dirait: ‘Vous devez transporter sur votre tête ce bol rempli d’huile à ras bord, entre la foule et la plus belle femme de la contrée. Un homme vous suivra sur vos talons, l’épée levée, et si vous renversez ne serait-ce qu’une goutte, il vous coupera la tête.’

Maintenant, qu’en pensez-vous, bhikkhus: est-ce que cet homme arrêterait de porter son attention au bol et tournerait son attention vers l’extérieur?

– Non, Bhante.

– Je vous ai donné cette analogie pour vous transmettre une signification. Voici la signification: le bol rempli à ras bord d’huile représente l’attention portée au corps. Vous devriez donc vous entraîner ainsi: ‘Nous développerons et cultiverons l’attention portée au corps, nous en ferons notre véhicule, notre base, nous la stabiliserons, nous nous y exercerons et la perfectionnerons complètement.’ Voici comment vous devriez vous entraîner.

SN 47.20 [Janapadakalyaṇi Sutta]


Méditation sur la mort

– Bhikkhus, l’attention portée à la mort, lorsqu’elle est développée et poursuivie, apporte de grands fruits et de grands bienfaits. Elle mène au Sans-mort, elle a le Sans-mort comme but final. Bhikkhus, ne développez-vous pas l’attention portée à la mort?

AN 6.19 [Maranassati Sutta]

 


Méditation sur la respiration

Il y a, bhikkhus, dans ce Sangha de bhikkhus, des bhikkhus qui demeurent voués au développement d’ānāpānassati. Ānāpānassati, bhikkhus, lorsqu’elle est développée et pratiquée assidûment, porte de grands fruits, de grands bienfaits. Ānāpānassati, bhikkhus, lorsqu’elle est développée et pratiquée assidûment, porte les quatre satipaṭṭhānas à leur complétude. Les quatre satipaṭṭhānas, lorsqu’ils sont développés et pratiqués assidûment, portent les sept facteurs de l’éveil à leur complétude. Les sept facteurs de l’éveil, lorsqu’ils sont développés et pratiqués assidûment, portent la connaissance correcte et la libération à leur complétude. Et comment, bhikkhus, ānāpānassati est-elle développée, comment est-elle pratiquée assidûment afin de porter de grands fruits, de grands bienfaits?

En cela, bhikkhus, un bhikkhu, s’étant rendu dans la forêt ou s’étant rendu à la racine d’un arbre ou s’étant rendu dans une pièce vide, s’assoit, fléchissant les jambes en les croisant, dressant le corps droit, et fixant la présence de l’esprit près des narines.{2} Ainsi présent d’esprit il inspire, ainsi présent d’esprit il expire.

Lorsqu’il inspire longuement il comprend: ‘j’inspire longuement’. Lorsqu’il expire longuement il comprend: ‘j’expire longuement’. Lorsqu’il inspire courtement il comprend: ‘j’inspire courtement’. Lorsqu’il expire courtement il comprend: ‘j’expire courtement’. Il s’entraîne: ‘en ressentant le corps tout entier, je vais inspirer’. Il s’entraîne: ‘en ressentant le corps tout entier, je vais expirer’. Il s’entraîne: ‘en calmant les fabrications du corps je vais inspirer’. Il s’entraîne: ‘en calmant les fabrications du corps, je vais expirer’.

Il s’entraîne: ‘en ressentant l’exaltation, je vais inspirer’; s’entraîne: ‘en ressentant l’exaltation, je vais expirer’; s’entraîne: ‘en ressentant le bien-être, je vais inspirer’; s’entraîne: ‘en ressentant le bien-être, je vais expirer’. Il s’entraîne: ‘en ressentant les fabrications de l’esprit, je vais inspirer’. Il s’entraîne: ‘en ressentant les fabrications de l’esprit, je vais expirer’. Il s’entraîne: ‘en calmant les fabrications de l’esprit, je vais inspirer’. Il s’entraîne: ‘en calmant les fabrications de l’esprit, je vais expirer’.

Il s’entraîne: ‘en ressentant l’esprit je vais inspirer’. Il s’entraîne: ‘en ressentant l’esprit, je vais expirer’. Il s’entraîne: ‘en satisfaisant l’esprit je vais inspirer’. Il s’entraîne: ‘en satisfaisant l’esprit, je vais expirer’. Il s’entraîne: ‘en concentrant l’esprit je vais inspirer’. Il s’entraîne: ‘en concentrant l’esprit, je vais expirer’. Il s’entraîne: ‘en délivrant l’esprit je vais inspirer’. Il s’entraîne: ‘en délivrant l’esprit, je vais expirer’.

Il s’entraîne: ‘en contemplant l’impermanence je vais inspirer’. Il s’entraîne: ‘en contemplant l’impermanence, je vais expirer’. Il s’entraîne: ‘en contemplant le désenchantement je vais inspirer’. Il s’entraîne: ‘en contemplant le désenchantement, je vais expirer’. Il s’entraîne: ‘en contemplant la cessation je vais inspirer’. Il s’entraîne: ‘en contemplant la cessation, je vais expirer’. Il s’entraîne: ‘en contemplant l’abandon je vais inspirer’. Il s’entraîne: ‘en contemplant l’abandon, je vais expirer’.

MN 118 [Anapanasati Sutta]