Moyen d’existence juste

Les moyens de vie corrects sont le cinquième des huit éléments de la voie du Noble Octuple Sentier, et appartient à la division de la vertu dans la voie


Définition

Et que sont, bhikkhus, les moyens de subsistance corrects? En cela, bhikkhus, un noble disciple, ayant abandonné les moyens de subsistance erronés, gagne sa vie par des moyens corrects. Voici, bhikkhus, ce qu’on appelle moyens de subsistance corrects.

SN 45.8 [Vibhanga Sutta]


Des moyens de vie équilibrés

Et qu’est-ce, Byagghapajja, que la vie équilibrée? En cela, un fils de famille, connaissant les revenus et les dépenses de sa fortune, mène une vie équilibrée, sans être dépensier ni pingre: ‘ainsi, mes revenus excéderont mes dépenses, et mes dépenses n’excéderont pas mes revenus’. Tout comme un peseur ou son apprenti, lorsqu’il s’occupe de la balance, sait: ‘c’est descendu de tant, c’est monté de tant’, de la même manière, un fils de famille, connaissant les revenus et les dépenses de sa fortune, mène une vie équilibrée, sans être dépensier ni pingre: ‘ainsi, mes revenus excéderont mes dépenses, et mes dépenses n’excéderont pas mes revenus’.

AN 8.54 [Dighajanu Sutta]

Moyens de vie erronés pour les disciples laïcs

Ces cinq commerces, bhikkhus, ne devraient pas être entrepris par un disciple séculier. Quels sont ces cinq? Le commerce des armes, le commerce des êtres vivants, le commerce de la chair [animale], le commerce des intoxicants, et le commerce du poison. Voici, bhikkhus, quels sont ces cinq commerces qui ne devraient pas être entrepris par un disciple séculier.

AN 5.177 Vanijjā Sutta


Moyens de vie erronés pour des contemplatifs

la lecture des marques sur les membres [par ex., les lignes de la main];
la lecture des présages et des signes;
l’interprétation des événements célestes [étoiles filantes, comètes];
l’interprétation des rêves;
la lecture des marques sur le corps [par ex., la phrénologie];
la lecture des marques sur les tissus grignotés par les souris;
les offrandes d’oblations de feu, d’oblations à la louche, d’oblations de cosses, de poudre de riz, de grains de riz, de ghee, et d’huile;
les offrandes d’oblations de la bouche;
les offrandes de sacrifices de sang;
les prédictions basées sur les bouts des doigts;
la géomancie;
disposer des démons dans un cimetière;
les invocations d’esprits;
les récitations de sorts de protection des maisons;
charmer les serpents, la science des poisons, la science des scorpions, la science des rats, la science des oiseaux, la science des corneille;
la bonne aventure basée sur des visions;
donner des sorts de protection;
l’interprétation des chants d’oiseaux et des cris d’animaux

[La liste continue, ce qui précède n’est pas exhaustif]

DN 2 [Samannaphala Sutta]


Envisageant de devenir un soldat? Vous voudrez peut-être à reconsidérer …

Alors Yodhājīva, un chef guerrier, alla voir leBhagavā et, à son arrivée, s’étant incliné, il s’assit d’un côté. Lorsqu’il fut assis là, il dit au Bhagavā:

– Bhante, J’ai entendu dire qu’il a été transmis par l’ancien enseignement de la tradition des guerriers que: ‘Lorsqu’un guerrier s’efforce et lutte sur le champ de bataille, si d’autres le terrassent et le tuent pendant qu’il s’efforce et lutte sur le champ de bataille, alors au moment de la séparation du corps, après la mort, il réapparaît en compagnie des devas tués sur le champ de bataille’. Qu’est-ce que le Bhagavā dit de cela?

– Cela suffit, chef guerrier, laisse ça de côté. Ne me demande pas ça.

Une seconde fois …

Une troisième fois, Yodhājīva, le chef guerrier, dit:

– Bhante, J’ai entendu dire qu’il a été transmis par l’ancien enseignement de la tradition des acteurs que: ‘Lorsqu’un guerrier s’efforce et lutte sur le champ de bataille, si d’autres le terrassent et le tuent pendant qu’il s’efforce et lutte sur le champ de bataille, alors au moment de la séparation du corps, après la mort, il réapparaît en compagnie des devas tués sur le champ de bataille’. Qu’est-ce que le Bhagavā dit de cela?

– Apparemment, meneur, je n’ai pas réussi à t’éviter en disant: ‘Cela suffit, meneur, laisse ça de côté. Ne me demande pas ça.’ Alors je vais simplement te répondre. Lorsqu’un guerrier s’efforce et lutte sur le champ de bataille, son esprit est déjà saisi, avili, et fourvoyé par la pensée: ‘Que ces êtres soient terrassés ou massacrés ou annihilés ou détruits. Puissent-ils ne pas exister.’ Si d’autres le terrassent et le tuent pendant qu’il s’efforce et lutte sur le champ de bataille, alors au moment de la séparation du corps, après la mort, il réapparaît dans ce qui est appelé l’enfer de ceux qui ont été tués sur le champ de bataille. Mais s’il maintient une opinion telle que celle-ci: ‘Lorsqu’un guerrier s’efforce et lutte sur le champ de bataille, si d’autres le terrassent et le tuent pendant qu’il s’efforce et lutte sur le champ de bataille, alors au moment de la séparation du corps, après la mort, il réapparaît en compagnie des devastués sur le champ de bataille’, cela constitue sa vue erronée. Maintenant, il y a deux destinations pour les personnes pourvues de vues erronées, je te le dis: ou bien l’enfer, ou bien la matrice animale.

Lorsque cela fut dit, Yodhājīva, le chef guerrier, sanglota et fondit en larmes.

– C’est ce que je n’ai pas réussi à t’éviter en disant: ‘Cela suffit, meneur, laisse ça de côté. Ne me demande pas ça.’

– Je ne pleure pas, Bhante, à cause de ce que le Bhagavā m’a dit, mais simplement parce que j’ai été trompé, dupé et abusé pendant longtemps par cet ancien enseignement de la tradition des guerriers qui dit: Lorsqu’un guerrier s’efforce et lutte sur le champ de bataille, si d’autres le terrassent et le tuent pendant qu’il s’efforce et lutte sur le champ de bataille, alors au moment de la séparation du corps, après la mort, il réapparaît en compagnie des devas tués sur le champ de bataille’.

SN 42.3 [Yodhajīva Sutta]


Envisageant de devenir un acteur? Vous voudrez peut-être à reconsidérer …

Alors Tālapuṭa, le meneur d’une troupe d’acteurs, alla voir le Bhagavā et, à son arrivée, s’étant incliné, il s’assit d’un côté. Lorsqu’il fut assis là, il dit au Bhagavā:

– Bhante, J’ai entendu dire qu’il a été transmis par l’ancien enseignement de la tradition des acteurs que: ‘Lorsqu’un acteur, sur la scène, au milieu d’un festival, fait rire les gens et leur apporte de la joie avec son imitation de la réalité, alors au moment de la séparation du corps, après la mort, il réapparaît en compagnie des devas rieurs’. Qu’est-ce que le Bhagavā dit de cela?

– Cela suffit, meneur, laisse ça de côté. Ne me demande pas ça.

Une seconde fois …

Une troisième fois, Tālapuṭa, le meneur de la troupe d’acteurs, dit:

– Bhante, J’ai entendu dire qu’il a été transmis par l’ancien enseignement de la tradition des acteurs que: ‘Lorsqu’un acteur, sur la scène, au milieu d’un festival, fait rire les gens et leur apporte de la joie avec son imitation de la réalité, alors au moment de la séparation du corps, après la mort, il réapparaît en compagnie des devas rieurs’. Qu’est-ce que le Bhagavā dit de cela?

– Apparemment, meneur, je n’ai pas réussi à t’éviter en disant: ‘Cela suffit, meneur, laisse ça de côté. Ne me demande pas ça.’ Alors je vais simplement te répondre. Les êtres qui ne sont pas dépourvus d’avidité, qui sont enchaînés par le lien de l’avidité, se concentrent avec encore plus d’avidité envers les choses attisant l’avidité qui sont présentées par un acteur sur scène au milieu d’un festival. Les êtres qui ne sont pas dépourvus d’aversion, qui sont enchaînés par le lien de l’aversion, se concentrent avec encore plus d’aversion envers les choses attisant l’aversion qui sont présentées par un acteur sur scène au milieu d’un festival. Les êtres qui ne sont pas dépourvus d’ignorance, qui sont enchaînés par le lien de l’ignorance, se concentrent avec encore plus d’ignorance envers les choses attisant l’ignorance qui sont présentées par un acteur sur scène au milieu d’un festival.

– Ainsi, l’acteur – qui est lui-même intoxiqué et négligent, ayant rendu les autres intoxiqués et négligents – lors de la séparation du corps, après la mort, réapparaît dans ce qui est appelé l’enfer des rieurs. Mais s’il maintient une opinion telle que celle-ci: ‘Lorsqu’un acteur, sur la scène, au milieu d’un festival, fait rire les gens et leur apporte de la joie avec son imitation de la réalité, alors au moment de la séparation du corps, après la mort, il réapparaît en compagnie des devas rieurs’, cela constitue sa vue erronée. Maintenant, il y a deux destinations pour les personnes pourvues de vues erronées, je te le dis: ou bien l’enfer, ou bien la matrice animale.

Lorsque cela fut dit, Tālapuṭa, le meneur de la troupe d’acteurs, sanglota et fondit en larmes.

– C’est ce que je n’ai pas réussi à t’éviter en disant: ‘Cela suffit, meneur, laisse ça de côté. Ne me demande pas ça.’

– Je ne pleure pas, Bhante, à cause de ce que le Bhagavā m’a dit, mais simplement parce que j’ai été trompé, dupé et abusé pendant longtemps par cet ancien enseignement de la tradition des acteurs qui dit: ‘Lorsqu’un acteur, sur la scène, au milieu d’un festival, fait rire les gens et leur apporte de la joie avec son imitation de la réalité, alors au moment de la séparation du corps, après la mort, il réapparaît en compagnie des devas rieurs’.

SN 42.2  [Talaputa Sutta]