La Noble Vérité de la Cessation de Dukkha

Définition

Voici, bhikkhus, la noble vérité de la cessation de la souffrance: c’est la cessation complète de cette appétence, son abandon, sa renonciation, c’est en être délivré, détaché.

SN 56.11 [Dhammacakkappavattana Sutta]

 

Rien ne surpasse l’équanimité

« Parmi toutes les qualités qui puissent être, fabriquées ou non, la qualité d’équanimité — le domptage de l’intoxication, l’élimination de la soif, l’éradication de l’attachement, la rupture du cycle, la destruction de l’envie insatiable, l’équanimité, la cessation, la réalisation de la Libération — est considérée comme insurpassable. Ceux qui ont confiance dans la qualité de l’équanimité ont confiance en ce qui est insurpassable; et versent ceux qui ont confiance dans l’insurpassable, insurpassable est le résultat. »

Iti 90 [le groupe des trois]

 

L’apaisement: marque de l’objectif

« Ceci est la paix, ceci est exquis — L’apaisement de toutes les constructions, l’abandon de toutes acquisitions, la fin de l’envie insatiable, l’équanimité, la cessation, la Libération. »

MN 64 [Mahamalunkya Sutta]

 

Dénouer les causes de la souffrance

Bhikkhus, la cessation des āsavas est accessible à celui qui sait et qui voit, je vous le dis, mais pas à celui qui ne sait pas et qui ne voit pas. Que doit-on savoir et que doit-on voir pour accéder à la cessation des āsavas? ‘Telle est la forme (ou matière:rūpa), telle est son émanation, telle est sa cessation. Telle est la sensations (vedanā), telle est son émanation, telle est sa cessation. Telle est la perception (saññā), telle est son émanation, telle est sa cessation. Telles sont les fabrications (saṅkhāra), telle est leur émanation, telle est leur cessation. Telle est la conscience (viññāṇa), telle est son émanation, telle est sa cessation.’ La cessation des āsavas est accessible à celui qui sait et qui voit de cette façon [les cinq khandas].

La connaissance de la cessation lorsque la cessation a lieu (khayeññāṇa) a un prérequis, je vous le dis. Elle n’apparaît pas sans condition. Et quel est la condition d’apparition de la connaissance de la cessation? La libération (vimutti), faudrait-il dire. L’équanimité… Le désenchantement… La connaissance et vision des choses telles qu’elles sont réellement présentes…La concentration… Le plaisir… La sérénité… Le ravissement… La joie… La la conviction… Le le stress… La naissance… Le devenir… L’attachement… L’envie insatiable… La sensation… Le le contact… Les six moyens des sens… Le nom et la forme… La conscience… Les constructions mentales… Les constructions mentales ont leur prérequis, je vous le dis. Elles ne sont pas sans prérequis. Et quel est leur prérequis? L’l’ignorance…

Tout comme lorsque les devas versent la pluie en grosses gouttes sur un sommet de montagne, l’eau descend le long des versants et remplit les brêches, les fissures et les petits ravins. Lorsque les brêches, les fissures et les petits ravins sont pleins, ils remplissent les petits étangs. Lorsque les petits étangs sont pleins, ils remplissent les grands lacs. Lorsque les grands lacs sont pleins, ils remplissent les petites rivières. Lorsque les petites rivières sont pleins, ils remplissent les grands fleuves. Lorsque les grands fleuves sont pleins, ils remplissent le grand océan. De la même manière:

Les fabrications ont l’ignorance pour prérequis,
la conscience a les fabrications pour prérequis,
le nom-et-forme a la conscience pour prérequis,
les organes des sens ont le nom-et-forme pour prérequis,
le contact a les organes des sens pour prérequis,
la sensation a le contact pour prérequis,
l’appétence a la sensation pour prérequis,
l’attachement a l’appétence pour prérequis,
le devenir a l’attachement pour prérequis,
la naissance a le devenir pour prérequis,
dukkha a la naissance pour prérequis,
la conviction a dukkha pour prérequis,
la joie a la conviction pour prérequis,
le ravissement a la joie pour prérequis,
la sérénité a le ravissement pour prérequis,
le plaisir a la sérénité pour prérequis,
la concentration a le plaisir pour prérequis,
la connaissance et la vision des choses telles qu’elles sont réellement présentes ont la concentration pour prérequis,
le désenchantement a la connaissance et la vision des choses telles qu’elles sont réellement présentes pour prérequis,
le dépassionnement a le désenchantement pour prérequis,
la libération a le dépassionnement pour prérequis,
la connaissance de la cessation a la libération pour prérequis. »

SN 12.23 [Upanisa Sutta]

Là où ni le plaisir ni la douleur ne peuvent surgir

Maintenant, ces états sont imprégnés d’ignorance. Mais avec la disparition et la cessation sans résidus de cette même ignorance, ce corps, conditionnés par lequel le plaisir et la douleur apparaissent intérieurement, n’existe plus. Cette parole, conditionnés par laquelle le plaisir et la douleur apparaissent intérieurement, n’existe plus. Cet esprit, conditionnés par lequel le plaisir et la douleur apparaissent intérieurement, n’existe plus. Le champ, le site, la dimension, ou la fondation, conditionnés par lesquels le plaisir et la douleur apparaissent intérieurement, n’existent plus.

SN 12.25 [Bhumija Sutta]

Cette conditionnalité-ci/là

« Et quelle est la noble méthode à juste titre et correctement vue et dénichée par le discernement? On a le cas où un disciple des nobles personnes observe:

Lorsque ceci est, cela est.
Du surgissement de ceci provient le surgissement de cela.
Lorsque ceci n’est pas, cela n’est pas.
De la cessation de ceci provient la cessation de cela.

« Autrement dit:

« De l’ignorance pour une condition spécifique proviennent les constructions.
Des constructions pour une condition spécifique provient la conscience.
De la conscience pour une condition spécifique provient le nom-et-forme.
Du nom-et-forme pour une condition spécifique proviennent les six moyens des sens.
Des six moyens des sens pour une condition spécifique provient le contact.
Du contact pour une condition spécifique provient la sensation.
De la sensation pour une condition spécifique provient l’envie insatiable.
De l’envie insatiable pour une condition spécifique provient l’attachement/subsistance.
A partir de l’attachement/subsistance pour une condition spécifique provient le devenir.
A partir du devenir pour une condition spécifique provient la naissance.
A partir de la naissance pour une condition spécifique, ensuite la vieillesse et la mort, la tristesse, les lamentations, la douleur, la détresse, et le désespoir entrent en jeu.
Ainsi est l’origine de toute cette masse de stress et de souffrance.

« Donc, à partir de l’extinction sans reste et cessation de cette ignorance-même provient la cessation des constructions.
A partir de la cessation des constructions provient la cessation de la conscience.
A partir de la cessation de la conscience provient la cessation du nom-et-forme.
A partir de la cessation du nom-et-forme provient la cessation des six moyens des sens.
A partir de la cessation des six moyens des sens provient la cessation du contact.
A partir de la cessation du contact provient la cessation de la sensation.
A partir de la cessation de la sensation provient la cessation de l’envie insatiable.
A partir de la cessation de l’envie insatiable provient la cessation de l’attachement/subsistance.
A partir de la cessation de l’attachement/subsistance provient la cessation du devenir.
A partir de la cessation du devenir provient la cessation de la naissance.
A partir de la cessation de la naissance, ensuite la vieillesse et la mort, la tristesse, les lamentations, la douleur, la détresse, et le désespoir cessent tous.
Ainsi est la cessation de toute cette masse de stress et de souffrance.

« Telle est la noble méthode à juste titre et correctement vue et dénichée par le discernement. »

AN 10.92 [Vera Sutta]